Commune de Thorigny-sur-Oreuse
Commune de Thorigny-sur-Oreuse

La vallée possède des sites préhistoriques riches en silex, très tôt exploités, notamment à Thorigny et à La Postolle. Ils voisinent avec des monuments mégalithiques permis par l’abondance des blocs de grès.

 

Les témoignages gallo-romains sont rares, à l’exception de la voie de Sens à Meaux qui traverse l’Oreuse à la Pommeraie.

Durant trois siècles, la vallée marque la frontière entre le comté de Sens dévolu à la couronne, et l’opulent comté de Champagne. Les villages sont partagés entre les chevaliers du voisinage, rarement locaux, et des ecclésiastiques (chapitre de Sens à Saint Martin et Thorigny, Sainte Colombe à la Chapelle). Une abbaye s’installe à La Pommeraie et accueille la tombe de la grand-mère maternelle de Philippe Auguste. Deux routes commerciales qui se croisent à Fleurigny aiguisent l’appétit des chevaliers de Saint-Jean qui installent une maison à Launay. Erard de Brienne s’appuie vainement sur son château neuf de Fleurigny pour conquérir la couronne comtale champenoise.    

 

La guerre de Cent Ans voit des chevaliers de Fleurigny acquérir la seigneurie et le château du lieu, les Hospitaliers élever Launay au rang de  commanderie, siège du grand Prieur de France, et le château de Thorigny détenu par le chancelier du royaume Guillaume des Ursins.

 

Au XVIème siècle, le déclin des routes menant aux foires de champagne est compensé par une floraison d’activité (une verrerie à Fleurigny). Launay accueille Philippe de Villiers-de-l’Isle-Adam le héros de la défense de Rhodes, et le frère du duc de Guise qui y décède. Thorigny, La Chapelle et Gisy se donnent un aspect urbain par des fossés, portes et murailles. Saint Martin ne suit pas. La longue guerre civile se charge de tout ruiner. Les châteaux omniprésents, parfois somptueux comme celui de Fleurigny, n’ont rien endigué.

 

La crise du milieu du règne de Louis XIV, fait disparaitre de nombreux artisanats et commerces. C'est à cette époque que les parisiens Lambert ornent leur résidence de campagne de Thorigny d'un parc royal, couronnant ensuite leur présence par un nouveau château sous la régence. Les seigneurs de Fleurigny préfèrent suivre les Hospitaliers en méditerranée. A Launay, la commanderie ne retient plus le Grand Prieur parti à Malte.

Au XVIIIème siècle, la vallée accentue son image rurale et perd pratiquement les derniers représentants de la noblesse gagnés par la ville.

 

Les braderies révolutionnaires attirent les bourgeois des villes de l'Yonne qui rebâtissent des domaines (Guichard à la Pommeraie, et Bonjour à Thorigny) rasent les châteaux (Thorigny, les Hasards) et abbaye (La Pommeraie) Fleurigny est préservé au prix du sang d'un grand-père.

Sous le second empire, la prospérité retrouvée provoque un renouvellement complet de l'habitat avec le triomphe de la brique sur le colombage. Un éphémère chemin de fer de Sens à Nogent cache mal la saignée humaine au profit de Paris. La guerre de 1914 accélère le déclin économique de nos campagnes.

Au XXème siècle, la vallée fait une place à la résidence secondaire des Parisiens, et dernièrement aux urbains chassés par le prix du foncier.

 

 

Etienne Meunier

 

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Mairie de Thorigny-sur-Oreuse

3 route de Sens

89260 Thorigny-sur-Oreuse

03 86 88 45 44

 

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